Suivi des dauphins cotiers
Méthode : la photo-identification des ailerons dorsaux permet de reconnaître chaque individu et de les suivre dans le temps et l’espace. Les suivis focaux apportent des informations comportementales.
 Le suivi de la population de Grands Dauphins de l’Indo-Pacifique

Tursiops aduncus, espèce résidente à La Réunion : l’objectif est de caractériser l’abondance de la population, l’utilisation de l’espace (habitat, distribution spatiale, déplacements) et l’organisation sociale des groupes (taille et composition des groupes, association des individus, liens de parenté, sexe des individus).
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 Le suivi de la population de Dauphins Long Bec

Stenella longiostris, cette espèce résidente forme de larges groupes  et se rapproche des côtes en matinée pour s’y reposer selon plusieurs études. L’objectif de la mission est d’estimer l’abondance de la population et son évolution.  Il est aussi de connaitre son organisation spatiale (habitat, taux de résidence, déplacement, zones d’activités) et temporelle (structure des activités) ainsi que sa structure sociale (fidélité au groupe).
Méthode : La photo-identification  des ailerons dorsaux permet de reconnaitre les individus lorsqu’ils présentent des marques, et de les suivre dans le temps et dans l’espace. Les suivis focaux permettent d’obtenir des informations  comportementales.
Résultats 2014

En 2014, 86 observations de groupes de grand dauphin de l’Indo-Pacifique (Tursiops aduncus) ont été comptabilisées dans les eaux côtières de La Réunion, rapportant à 810 le nombre d’observations de cette espèce pour la période 2004-2014. La plupart des observations de grand dauphin de l’Indo-Pacifique (N= 81) a été faite dans la bande côtière, dans des eaux de moins de 100m de profondeur, avec une grande majorité (79%) localisée dans la bande bathymétrique de 0 à 60 mètres. Cette bande côtière étant étroite tout autour de l’île du fait de la bathymétrie abrupte, l’habitat préférentiel de cette espèce apparaît donc comme très restreint. En effet, la plupart des observations de grand dauphin de l’Indo-Pacifique (85%) ont été relevées à moins de 2 km des côtes.

La distribution des observations montre une concentration plus importante sur la côte ouest de l’île, qui est aussi la plus prospectée. Cette espèce résidente fréquente notamment régulièrement la zone de la Réserve Nationale Marine (Figure 12). Malgré un nombre de sorties effectuées au Nord de l’île similaire entre 2013 et 2014, le nombre d’observations de grand dauphins de l’Indo-Pacifique relevé en 2014 dans cette zone est inférieur à celui de 2013, et reste similaire à celui des années précédentes. Quelques observations sporadiques de cette espèce ont été faites dans le Sud de l’île. Aucune observation n’a été notée dans l’est de l’île, prospecté à une seule occasion.


Figure 12. Grille de 2x2km représentant l’effort de prospection (distance parcourue en km) et le nombre d’observations de grand dauphin de l’Indo-Pacifique réalisées en 2014.

En 2014, 61 individus différents ont pu être identifiés sur la zone d’étude. Parmi ces individus identifiés, 56 correspondaient à des « recaptures » (i.e. individus déjà identifiés les années précédentes) et 5 ont été recensés comme étant de nouveaux individus. Avec ces 5 nouveaux individus, le catalogue compte aujourd’hui 106 individus différents, recensés depuis 2004 dans le cadre du suivi à long terme de cette population.


Résultats 2014

En 2014, 45 observations de groupes de dauphin long bec (Stenella longirostris) ont été comptabilisées dans les eaux côtières de La Réunion (contre 51 en 2013, 69 en 2012, 62 en 2011 et 57 en 2010), rapportant à 284 le nombre d’observations de cette espèce pour la période 2010-2014.

En 2014, cette espèce n’a été observée que dans l’Ouest de l’île. La zone d’évolution préférentielle des dauphins long bec semble s’étaler depuis le large du Cap La Houssaye jusqu’au large de l’Ermitage, là où la bande bathymétrique des 60-80 mètres s’élargit et où la topographie sous-marine s’aplanit (Figure 13). Cette tendance peut partiellement s’expliquer par la répartition inégale de l’effort de prospection. Néanmoins, l’espèce n’a jamais été observée dans d’autres zones voisines, également très prospectées comme la baie de St Paul ou la baie de la Possession.

Figure 13. Grille de 2x2km représentant l’effort de prospection (distance parcourue, en km) et le nombre d’observations de dauphin long bec réalisées en 2014.